Règles importantes
Quelques trucs de vieux routard du ciel...
S’il vous reste un peu d’argent pensez au sous vêtements en soie, collant, gants, sous pull. Douce chaleur garantie. Isolez vos pieds du froid, sac en nylon planchette de bois sous vos pieds. Pensez à faire des mouvements, de sauter sur place, afin de maintenir une circulation du sang. Utilisez des chaufferettes que vous glissez dans vos poches, elles maintiennent une température d’une vingtaine de degrés pendant plusieurs heures. Existent aussi pour les pieds. Vous n’avez pas soif, buvez quand même, car par temps froid et sec le corps se déshydrate rapidement.

Entretenez votre matériel
la durée dans le temps de votre instrument, sera fonction des précautions que vous prendrez pour son rangement et son utilisation. Réaluminer le miroir de son télescope tous les 3 ans, n’est plus que du souvenir. En effet un télescope Newton peut passer les 20 ans, sans avoir besoin d’aucune aluminure. Pour les autres télescopes dont le tube est fermé, il ne sera sans doute jamais nécessaire d’y toucher. Ne soyez pas maniaque de la poussière et du nettoyage systématique. La poussière sur votre miroir ou sur votre oculaire ne dérange que très rarement vos observations. Il est plus prudent de la laisser que de vouloir absolument la retirer et détériorer votre optique.

Préparez votre séance d’observation
familiarisez vous avec votre télescope et cela de jour. Lorsqu’on débute, régler de nuit est une opération très fastidieuse. Choisissez un lieu si possible bien sombre. En été, évitez les terrasses chauffées par le Soleil toute la journée, qui provoquent trop de turbulence, la nuit venue. Choisissez un terrain herbeux. Veillez que votre horizon Sud soit bien dégagé. Sortez votre instrument une bonne heure avant l’observation, afin de le mettre en température ambiante. Les tubes qui sont ouverts, doivent être dirigés vers le sol, vous éviterez la buée, la rosée et tous autres désagréments. Munissez vous d’une lampe rouge, d’un atlas céleste, qui soit en correspondance avec les possibilités de votre instrument, d’un bloc note pour noter vos observations.

Pendant votre séance d’observation
prenez soin dans la manipulation de votre instrument, évitez les coups brusques. Evitez la foule prêt de vous, les pas de trop de monde, engendrent des vibrations. Pensez de mettre rapidement votre pare buée, qui limitera les traces d’humidité sur vos optiques. Passez du temps à vous familiarisez à une bonne mise en station. Ne perdez pas du temps à tout vouloir réemballer tout de suite après utilisation, mais déposez vos accéssoires sur une tablette, ou glissez les dans votre poche. Commencez par repérer des objets faciles (la Lune ou les planètes), puis progressez lentement vers des objets un peu plus difficiles. Soyez patient, laissez votre oeil et votre cerveau faire leur apprentissage. La première nuit peu de chance de voir 6 bandes sur le disque de Jupiter, mais cela viendra. L’astronomie est une école de patience. Que votre soirée d’observation soit logique, commencez par repérer des objets sur l’horizon Ouest, car ils vont se coucher, puis remontez vers l’Est, ils se lèvent seulement.

Après la séance d’observation
n’essuyez jamais le miroir de votre télescope, les lentilles de votre lunette ou de vos oculaires, car les fibres rugueuses risquent de rayer le verre ou d’abîmer les traitements de surface. Il existe pour cela, des papiers adaptés à cette utilisation. Pensez à laisser les accessoires, a l’air libre jusqu’au lendemain, avant de les ranger. Cela laissera le temps à l’humidité de s’évaporer. Après seulement vous pourrez les remettre dans leur emballage. Procédez de même avec votre instrument, après l’avoir mis à l’abri de l’humidité.

L’utilisation de votre instrument
avant toute chose une vérification de votre instrument s’impose, je suppose que vous l’avez correctement monté, regardez si les miroirs n’ont pas eu tendance a légèrement bouger, en particulier si vous l’avez déplacé. Et oui, les Newton ont la fâcheuse tendance à se dérégler, lorsqu’on les déplace. La qualité et la finesse des images dépendent pour une grande part du bon alignement des optiques.

Le réglage du chercheur
il faut aussi aligner le chercheur, car il vous sera bien utile pour pointer un objet facilement, cela peut vite devenir très pénible si ce dernier n’est pas correctement aligner. Attention toutefois, l’image visible dans le chercheur est inversée par rapport à celle vue à l’oeil nu, et l’axe du chercheur doit être parallèle à celui du tube. Vous pouvez très facilement faire ce réglage de jour en pointant à l’horizon un objet. Orientez votre télescope sur cet objet, serrez les axes et jouez avec les petites vis du chercheur pour amener le réticule de celui-ci sur le repère que vous avez choisi à l’oculaire. Serrez les vis, sans décentrer le repère qui doit être pile au milieu du réticule. Essayez un grossissement plus fort et comparez, éventuellement affinez votre réglage. Votre chercheur est prêt à être utilisé dans de bonne condition et cette fois ci sous un ciel étoilé.

L’équilibrage du tube optique
après avoir vérifié les miroirs et réglé votre chercheur, consacrez un peu de temps à l’équilibrage du tube sur sa monture, après avoir mis un oculaire et enlever le couvercle. Votre instrument doit rester dans la position où on le laisse, lorsque les freins des axes de la monture sont desserrés. Si vous utilisez un appareil photo ou un oculaire grand champ (oculaire souvent très lourd), il faut impérativement refaire le centrage. Un tout petit peu plus contraignant, le réglage d’une monture allemande.



Nous vous invitons à lire le livre de Guillaume Cannat, Le guide du ciel, édité chez Nathan.



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